Myanmar – carnet de voyage

Le Nouvel An Chinois ! Des lanternes traditionnelles pendues un peu partout dans les rues du pays ! Des décorations en forme de singe (c’est son année) qui surgissent dans tous les lieux publics ! Le retour au bercail pour les fêtes, qui prend évidemment des proportions dantesques ! Le traditionnel show de la télévision publique CCTV qui dure cinq heures, comprenant des trucs ébouriffants, des choses un peu plus réglementaires, et des raviolis nouvelle technologie!

Le Nouvel An Chinois, ce sont aussi les vacances, qui donnent l’occasion de passer à côté des réjouissances sus-citées pour aller vadrouiller ailleurs en Asie. Cette année direction le Myanmar – ancienne Birmanie.

Voyage magnifique et corsé, rempli de pagodes, de poussière, de bus de nuits, de pagodes et de moments stupéfiants. Ai-je mentionné les pagodes ? Dans l’ordre des photos de la galerie :

Yangon (ex-Rangoon), pagode Shwedagon – une énorme pagode couverte d’or (pour de vrai), entourée d’autres pagodes, et avec quelques pagodes en plus. Sous la lumière de midi, c’est très littéralement aveuglant. Et les Birmans, toujours d’une gentillesse extraordinaire, y vivent leur vie tranquillement.

Voilà ce qui arrive quand vous méditez trop longtemps sous le même arbre : on vous colle des feuilles d’or et on vous construit un toit au-dessus de la tête pour les jours de pluie.

Lac Inle – un immense lac sur lequel se trouvent de nombreux villages semi-flottants, à visiter en se faisant balader en bateau. Sur les berges, évidemment : des pagodes. Endroit touristique mais très agréable. L’arrivée sur la lac dans la lumière du petit matin fait une forte impression sur la rétine…

Autour de Mandalay – Mandalay, ville poussiéreuse du centre du pays, qui permet surtout de louer une moto pour aller se balader autour. Tout d’abord à Sagaing, dont les collines comportent un nombre prodigieux de temples et monastères. Comme souvent en Birmanie, aucun monument ne saute aux yeux, mais l’atmosphère est unique. Ensuite près du U Bein Bridge, un immense et ancien pont en teck, qui permet de se balader en savourant les scènes de vie qu’on croise. Et enfin à Mingun, incroyable début d’une pagode gigantesque, laissée inachevée à la mort du roi qui l’avait commanditée. Connue pour être sans doute un des plus gros tas de briques de tous les temps.

Pendant que les chefs réfléchissent à une nouvelle pagode, Frère Po Kyin assure le style

Pendant que les chefs réfléchissent à une nouvelle pagode,
Frère Po Kyin assure le style

Hsipaw – Les collines au Nord-Est du pays. Nous y fîmes un “trek” de trois jours avec deux guides et un groupe trouvé sur place. De solides heures de marche, qui étaient surtout l’occasion d’atteindre des villages éloignés (sérieusement paumés, en fait) où nous passions la fin d’après-midi et la nuit, toujours au milieu de l’extrême gentillesse des habitants. Le groupe de randonneurs, constitué aléatoirement pour l’occasion, s’avéra être une bonne grappe de joyeux lurons internationaux, et nous passâmes d’excellents moments dans ces villages au rythme hors du temps.

Bagan – Un délire de milliers de temples posés au milieu d’une vaste plaine, érigés entre le XIe et le XIIIe siècle par un chapelet de rois pris d’une frénésie religio-constructive carabinée. Impressions mystiques au soleil levant et couchant, quand les stupas émergent de la brume. Malheureusement, Bagan est sans doute le premier endroit de Birmanie qui tombe victime du tourisme. Les principaux spots de photo sont littéralement pris d’assaut au coucher du soleil par des cars de touristes armés de trépieds et d’objectifs monstrueux, qui attendent de prendre LA photo-trophée. Au lever du soleil, le ciel est envahi par les montgolfières qui proposent un survol du site pour quelques centaines de dollars. Ma foi, les montgolfières, c’est plutôt joli sur les photos. On préférera tout de même les visites moins guidées, quand il faut demander la clé du temple au gardien qui habite à côté et qu’on se trouve face un Bouddha tranquille, imperturbable de sérénité depuis 800 ans.

Jean-Eudes le buffle, en position aérodynamique, avec son pilote prêt pour la course.

Jean-Eudes le buffle, en position aérodynamique,
avec son pilote prêt pour la course.

Bref, le Myanmar est un drôle de pays, avec sa population curieuse et bienveillante et ses monuments un peu fous. A visiter avec les yeux ouverts et le sourire, c’est un très beau voyage.

Myanmar – carnet de voyage

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